une femme m’aime (roman)

1.

Une femme m’aime.

J’y reviendrai. A la femme. Au sujet. Plus tard. Il s’agit bien de commencer. Il s’agit de bien commencer. De commencer le plus clairement possible. Afin de continuer. Afin de bien continuer distinctement, nettement. Clairement, explicitement. C’est nécessaire. Puisque cela se doit. Puisque j’ai décidé que je le dois. Etant déterminé à être distinctement net et cetera. Tout d’abord de prime abord cela fut mou et riquiqui, flou et indécis, puis cela est devenu net et précis jusqu’à ce que cela devienne clair et nécessaire. C’est le moment. Le lieu et l’heure. La conjoncture du lieu et de l’heure. La disposition spatio-temporelle. Après le passage du TGV ce sera trop tard, évidemment trop tard. Inéluctablement très tard. Puisque je serai passé sous le TGV.

Aussi ainsi pas commencer comme ça. Ne pas. Non. Pas pour commencer de ce Une femme m’aime.

Puisque ce n’est pas nettement clair. C’est vrai ça, peut-être y en a-t-il une autre. Ce qui ferait deux. Sophie et Marie. A moins que plus. Allez savoir qui vous aime. Qui est entiché de vous au point de vous aimer. Qui est épris de vous au point de se mettre entre le TGV et vous. Allez savoir alors que c’est souvent en cachette, bien clos dans le for intérieur, et que cela ne dépasse ni par la bouche ni par les yeux ni par les mains (… Il y a 250 pages derrière ce début)