-
Archives
- novembre 2025
- juin 2025
- Mai 2023
- septembre 2022
- octobre 2021
- Mai 2020
- juin 2019
- avril 2019
- mars 2019
- octobre 2018
- mars 2018
- janvier 2018
- septembre 2017
- juillet 2017
- juin 2017
- avril 2017
- mars 2017
- janvier 2017
- décembre 2016
- octobre 2016
- juin 2016
- octobre 2015
- septembre 2015
- août 2015
- juillet 2015
- juin 2015
- Mai 2015
- avril 2015
- mars 2015
- février 2015
- janvier 2015
- décembre 2014
- novembre 2014
-
Méta
la table
Publié dans Non classé
Laisser un commentaire
boomerang (livre qui sera édité aux éditions Potentille en 2015) (ici page 15)
je suis celui-ci qui comme vous connais boomerang
en récit de taupe, en braille d’épiderme, en chemin à la renverse
peut-être suis-je un être plus meuble que vous, à moins que je ne sois un être moins chanceux que vous
ne demeure que nous connaissons tous boomerang
que nous le redoutons bien plus que les milliers d’icebergs qui pourtant frôlent notre coque
ma singularité ?
je suis sorti d’une mère mauvaise
ainsi je le dis
ainsi puis-je le dire puisque c’est ainsi
mais on ne sort pas d’une mère mauvaise, elle nous rejoint toujours, c’est une vérité éprouvée
la mère mauvaise ne nous rejoint pas
la mère mauvaise ne sort pas de nous
elle n’a nul besoin de nous revenir en boomerang
elle est là
elle brise une à une les brindilles de lumière
Publié dans Non classé
Un commentaire
boomerang (livre qui sera édité aux Editions Potentille en 2015) (ici page 2)
ce n’est pas forcément sur un vaste et plan terrain nu
que me vient boomerang
ce n’est pas nécessairement sur un bras sec de Loire qu’il réapparaît, ou sur une plage Atlantique, ou par-dessus la table qu’il surgit, ou dans l’air que nous respirons
non
juste une petite fissure à la mémoire pas bien closes, aux souvenirs mal agencés, suffisent à son passage
très peu d’espace pour sa catapulte
juste très peu de perspective après la raison
qui
rafale de noir aux yeux jusqu’à
Publié dans Non classé
Un commentaire
boomerang (première page)
et voilà que maintenant il pleut sur mes os
voilà qu’arrive dans le visible du jamais vu, entendu, su
que surgit du mort dans le vivant
et l’eau tombe oblique, sans s’arrêter, dont le rideau de pluie m’empêche de voir l’origine nuageuse, orageuse ou calamiteuse
juste quelque chose m’arrive
et plus certainement me revient
qui me percute / perce / persécute les os
et bien piètre, pâle squelette je suis, qui n’ignore nullement qu’il lui faudrait se lever et passer entre les gouttes s’il veut retrouver un peu de vie
c’est à dire
échapper à ce rendez-vous de boomerang
Publié dans Non classé
2 commentaires
